« Parfois, il semble que nous ayons tellement compliqué la foi que l’homme en a peur avant même de franchir les portes de l’Église. Que peut-on faire, que ne peut-on pas faire, qui a eu tort, qui est un “vrai” croyant, qui jeûne correctement, qui prie correctement… Et quelque part au milieu de toutes ces questions, nous oublions facilement l’essentiel : le Christ.
La foi n’est pas une compétition pour savoir qui est meilleur devant Dieu, mais un chemin sur lequel l’homme devient meilleur envers son prochain.
Tu peux connaître de nombreuses règles et ne pas savoir pardonner. Tu peux parler de Dieu et ne pas remarquer l’homme qui a besoin de ta bonté.
Le jeûne, la prière, les offices et la vie de l’Église ne sont pas là pour rendre notre vie plus difficile, mais pour nous apprendre à ouvrir et à élargir notre cœur.
Car le but de la foi n’est pas seulement de savoir ce qui est juste, mais de se laisser transformer par la rencontre avec Dieu : devenir plus paisible, plus miséricordieux, plus joyeux et davantage capable d’aimer.
Une foi qui nous rapproche de Dieu devrait aussi nous rapprocher des hommes.
C’est pourquoi, peut-être, la plus belle question à se poser à la fin de la journée n’est pas :
“Ai-je aujourd’hui tout fait comme il fallait ?”
mais plutôt :
“Ai-je aujourd’hui montré à quelqu’un que Dieu n’est pas loin ?” »
Une parole de l’archimandrite Nicolas Stamatović, prêtre orthodoxe contemporain

